📚⎜ Après le Grand Blanc – V. DecĹ“urfeu

Bonjour Ă  tous,

Je poursuis ma découverte du catalogue des Éditions L’Alchimiste avec toujours autant de plaisir !
Et un peu de surprise tant Après le grand blanc propose une expérience davantage qu’un voyage…

Titre : Après le Grand Blanc
Plume : Virginie Decœurfeu
Édition : Éditions L’Alchimiste (site)

Résumé
Avant, il y avait de tout.
Puis il y a eu le grand blanc, le début du rien.
Elle a cessé de chercher d’autres humains. Elle a trouvé l’Homme. Construit la vie.
Ce matin, il y a une intruse, grande et longiligne. BientĂ´t, il sera temps.

« Je lui avais donné un seau de pommes, et j’étais allée rejoindre mon Autre pour me relier à ses rêves.
Cette nuit-là, nous rêvâmes d’un château dans lequel nous découvrions une pièce secrète – nous avions fait ce rêve partagé mille fois, mais je l’aimais toujours autant – j’adorais le moment où nous descendions le petit escalier sombre pour ouvrir une trappe de laquelle jaillissait une lumière éblouissante ; des gloires traversaient les centaines de vitraux colorés, évoquant la Sainte-Chapelle telle que j’avais pu la voir sur les holopics de mon enfance. »

Mon avis
Subtile et abstrait, court et entrainant, entre récit, vie courante et expérience. Après le Grand Blanc propose une immersion dans un monde ravagé, dans les pensées d’une narratrice coupée de l’humanité et à l’écoute du monde.

Le monde résonne pour qui sait l’écouter, comme la narratrice anonyme qui donne à percevoir son monde. On entre dans ses pensées, dans son quotidien, pour l’accompagner pendant quelques pages.
Davantage qu’un récit avec une intrigue claire et facile à cerner, il s’agit d’une expérience sensible, d’une errance sur les pas d’un personnage qui se fraie un chemin à travers la vie.

Elle dépeint un monde post-apocalyptique, qui survit après le Grand Blanc, la catastrophe. Malgré son dénuement, ce monde « nouveau » est décrit avec une certaine poésie. La narratrice résonne au sons de la nature, vibre avec son environnement.
Tout n’est pas expliqué, de l’émergence du monde, des vies avant et après, des technologies dont ils disposent encore. Par exemple, je ne suis pas sûre d’avoir compris comment se partageaient les rêves ou si le langage avait vraiment disparu. Mais cela n’a pas vraiment d’importance. Dans Après le Grand Blanc, il ne s’agit pas de comprendre, il s’agit de se laisser porter…

La plume particulière et délicate vient prendre le lecteur dans son quotidien pour l’emmener dans celui du personnage, le guider dans les méandres de pensées de la narratrice, l’entrainer dans son intimité, le surprendre et le déstabiliser. Elle rend les repères flous et s’amuse des attentes.

En trame de fond se glissent, plus ou moins discrètement, des références à l’avant, à un monde de consommation à outrance, interconnecté, où les technologies dominent le quotidien, où les liens se sont distendus. Avant le Grand Blanc, il y avait tout, l’excès de tout, et l’anéantissement de la simplicité et du lien au naturel.
En trame de fond chantent un espoir pour l’avenir et une forme de foi dans l’humanité.

Le mot de la fin
Une étrange découverte, plaisante et déstabilisante, plus proche de l’expérience que du récit. Il faut accepter de se laisser porter pour parvenir à entendre la mélodie des mots.
La narratrice s’est adaptée à ce monde post-apocalyptique et nous en montre la poésie, entre douceur et solitude, entre vie et désert, avec un soupçon d’espoir.

Ă€ bientĂ´t,
Marine

SimPlement – simplement.pro

Image réalisée avec Canva.

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