📚⎜ L’IndĂ© Panda n°9

Bonjour,

Il s’agit à nouveau d’une revue dans cet article, puisque l’Indé Panda m’a proposé découvrir son neuvième numéro.
Je les remercie pour cette opportunité !

Titre : Indé panda n°9
Revue : L’Indé Panda (site)

Mon avis général
Ce neuvième numéro propose de découvrir 11 nouvelles, 11 voyages dans des atmosphères, des univers et des plumes très différents. Fantasy, dystopie, fantastique et littéraire blanche se rencontrent et se complètent dans ce numéro.
L’Indépanda met à l’honneur des auteurs indépendants à travers une nouvelle et un petit texte de présentation. De fait, chaque nouvelle est suivie d’un petit texte de l’auteur présentant son/ses univers et un livre ou une série, ce qui m’a donné envie de creuser ces pistes.
J’ai remarqué que certaines tendances se dégageaient des nouvelles : un regard critique, tantôt optimiste tantôt pessimiste, un message sociétal dissimulé/dévoilé par le récit et des personnages sensibles.
J’ai beaucoup apprécié mes voyages dans ces univers et la découverte des plumes variés ! Ne choisir que quelques unes à mettre à l’honneur dans la suite de cet article a été très difficile…

Un petit mot sur les nouvelles qui m’ont plus particulièrement marquée

Résilience – Fanny Crubellier
Ils se connaissent depuis quelques jours, ce soir, il va la voir pour la première fois. La soirée est agréable, la conversation s’écoule entre eux, confortable. Jusqu’à ce qu’un mouvement de réserve de la jeune fille ne la guide sur un autre chemin.
Une rencontre tendre peinte par une plume délicate. Entre récit et suggestion, la soirée prend vie au fil des lignes, une émotion pure et sensible s’élève.
âťť Elle porte le manteau rouge sombre qu’elle m’avait dĂ©crit. Ses cheveux châtains, longs et ondulĂ©s, encadrent un visage doux. C’est surtout son sourire que je reconnais… Le mĂŞme qui m’avait tant plus sur les photos.âťž

Le bon numéro – Suzanne Marty
Dans un monde sans couleur, une jeune Immatriculée cherche à ouvrir une confiserie. Au détour de la fil d’attente, elle rencontre un jeune homme qui attend son matricule.
Une rencontre peut transfigurer la vie et ouvrir le champs des possibles. Une jolie nouvelle qui parle de vie, de couleurs, d’espoir et de l’absurdité de la bureaucratie. La plume est entrainante et guide avec adresse dans un univers gris et bien construit. Au fil des pages, l’Immatriculée se découvre…
âťť – Azur ! J’adore Ă  100%. Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les mains du jeune homme, toujours cachées derrière son dos, se crispèrent et les tâches bleues se multiplièrent.
– C’est un vieux mot qui veut dire ciel. Il me plait Ă … 1Ă  puissance 10 !âťž

Permis de sauver – Adriana Kritter
1916. Marie passe l’examen du permis de conduire. Son examinateur la prend de haut, impressionnant Marie par son étroitesse d’esprit.
Dans cette nouvelle aussi, une rencontre change le cours d’une (voire plusieurs) vie(s). L’histoire est jolie et joyeuse, la plume est fluide et optimiste, la nouvelle entrainante.
❝  Marie laisse échapper un petit rire narquois.
– Je suis une femme faisant tout son possible pour sauver des vies.
– La belle affaire ! Toutes ces suffragettes qui pensent pouvoir remplacer les hommes ! Mais où va-t-on ?❞

Il était cinq heures – Noémie Delpra
Il est 22h, le temps suspend son cours. Une photo a été publiée sur son profil, déclenchant sms et messages injurieux et choqués. Elle n’a pas pris la photo, ne l’a pas publié non plus. Il l’a fait. Pour se venger.
Les heures s’égrainent, les pensées de la narratrice se glacent et reprennent, tournent en rond. La plume découpe le temps, ouvre les émotions et plonge dans les abîmes d’un coeur tourmenté. Émouvant, sensible et horrible.
âťť Il Ă©tait vingt-deux heures quand mon monde s’est arrĂŞtĂ©.
Quand le temps s’est figĂ©, solidifiĂ©, aussi dense et incompressible que du plomb. Jusqu’Ă  envelopper mon corps d’une camisole de force, jusqu’Ă  enserrer mon coeur Ă  l’en faire imploser.âťž

Qui allez-vous appeler ? – Mélanie de Coster
Elle lutte contre l’invasion de sa maison. Ces êtres difformes viennent à la nuit tombée, elle doit tenir encore, protéger sa maison,…
La plume nous plonge avec adresse dans les pensées de la narratrice, dans le tourbillon de ses pensées, de ses souvenirs et de son incessant combat. Le récit est bien rythmé, bien mené et agréable. Tardivement, j’ai compris le titre…
âťť La lumière commence Ă  baisser. Dehors, les ombres des arbres griffent dĂ©jĂ  le bas des murs. Encore une fois, je n’ai pas vu les heures passer. Elle se sont enfuies, comme tous les gens sains d’esprit Ă  cent kilomètres Ă  la ronde. Mais je ne partirai pas. Je refuse de cĂ©der. MĂŞme si chaque nuit devient plus difficile que la prĂ©cĂ©dente.âťž

Le mot de la fin
De belles découvertes dans ce numéro de l’Indépanda !
La diversité des genres, des univers et des plumes m’a offert de superbes voyages.

Ă€ bientĂ´t,
Marine

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