Dijonnaise E01

L’écriture des épisodes de Dijonnaise a commencé dans le cadre du Défi L’Express Grande Ecole, concours de journalisme organisé par le magazine L’Express entre plusieurs Grandes écoles.
Ils ne sont en aucun cas une biographie.

Le front appuyé contre la vitre du train, Clarisse observait le paysage qui défilait à toute allure.
Des rubans de différents verts s’étendaient à perte de vue. Une habitation surgissait parfois fugitivement, juste le temps qu’elle la remarque. Ici, un troupeau de vaches immobiles, là, des chevaux broutant, au loin, parfois proche, un ruban gris et quelques rares voitures.
Et le vert. Ces milles nuances d’arbres, de champs, de prairies, de pâturages… La faible luminosité du matin mettait en valeur la richesse et la variété des tons.
Après la grisaille des grandes villes auxquelles elle était habituée, toute cette verdure surgissant peu à peu de la brume l’emplissait d’un diffus sentiment de paix.
Un petite dose de bonheur.

Le froid de la vitre qui l’envahissait progressivement finit par la faire frissonner. Elle s’écarta de la vitre et se renfonça dans le siège du train avec un soupir de bien-être. Avec des gestes fluides elle rattacha les mèches châtains clairs qui s’étaient échappées de sa pince noire et regarda autour d’elle.
Le wagon, meublé dans les rouges sombres, n’était pas tellement plus rempli que lorsqu’elle était monté dedans plus d’une heure auparavant. Les autres passagers somnolaient ou lisaient un livre. Tout était silencieux.
Cela la ramena au but de son voyage.
Le déménagement. Les études. Dijon.
Une boule se forma dans son ventre, mais elle la refoula. Elle avait voulu cette ville, cette indépendance.
Elle attrapa son baladeur de musique dans son sac à main et fit défiler les titres. Dijon, voilà ce qu’elle cherchait. Une chanson d’Yves Jamait découverte par hasard sur internet. Elle arriverait bientôt, mais cela lui permettait d’y être déjà un peu. La musique entraîna ses pensées et fit remonter à la surface les quelques photos vues sur internet, les images restantes de sa recherche d’appartement mi-juillet.
Dans le train qui filait toujours à travers la campagne, ses yeux clairs dans le vague, Clarisse était déjà arrivée à Dijon.

L’annonce fit sortir la jeune fille de sa rêverie.
Ils étaient en gare de Dijon.
Elle rassembla ses affaires rapidement, se leva, prit son énorme valise marron et descendit du train. Un léger vent fit voler ses cheveux à moitié retenus par sa pince lorsqu’elle descendit péniblement du train.
Elle suivit la foule dans le souterrain et finit par déboucher dans le hall de la gare. Il y avait des boutiques, un peu de monde, mais elle ne s’attarda pas.
Elle sortit de la gare, le soleil l’appelait.
Ses deux pieds franchirent le seuil des portes automatiques.
Elle était à Dijon, prête à découvrir la capitale des ducs de Bourgogne, ses merveilles et ses alentours…


Marine Ginot, 10/2016
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