📚⎜ Cosmographia – M. GuibĂ© et N. Jamonneau

Bonjour Ă  tous,

Un voyage agréable, sensible, fluide et magnifiquement illustré !
Cosmographia ouvre les portes d’un univers qui se dévoile au fil des phrases et des illustrations, en teintes douces et en demi-teintes : un vrai plaisir !

Titre : Cosmographia – Le Testament des étoiles
Plume : Mathieu Guibé
Pinceau : Nicolas Jamonneau (clic)
Éditeur : Éditions du Chat Noir (clic)

Résumé
Ankaa et Gienah sont Cosmographes, lecteurs d’étoiles. Ils écoutent et délivrent les messages du ciel et des étoiles. Au fil de leurs voyages, ils guident l’avenir de leur monde.
Jusqu’à ce que leur route prenne un tour inattendu dans une forêt noyée par la nuit…

❝ Gienah, en transe, agitait frénétiquement l’archet du violon, pourtant, sa dextérité magistrale composait note après note une mélodie envoutante bien que dissonante. Son concerto ne visait point à ravir ses auditeurs mais à révéler les astres éparpillés sur la voûte céleste. À ses côtés, sa soeur jumelle, les yeux rivés vers des myriades d’étincelles qui scintillaient au rythme de la musique, griffonnait sur son pupitre à une allure soutenue. Le récital achevé, ses prunelles abandonnèrent le reflet des étoiles pour retrouver leur gris naturel. Elle reposa sa plume dans l’encrier et enroula son parchemin qu’elle cacheta précautionneusement. ❞

Mon avis
Initialement, j’ai complètement craqué pour le texte d’introduction (repris dans l’extrait de l’image d’en-tête) et pour la couverture sur le stand du Chat Noir pendant le SLPJ+ (clic).
J’ai ouvert le livre et pénétré dans un autre monde, un monde guidé par les étoiles et ce qu’elles racontent aux Cosmographes, pour une lecture superbe et sensible.

J’ai beaucoup aimé l’environnement du récit et l’univers graphique qui l’accompagne.
L’environnement prend forme au fil des pages, par les mots et les illustrations. Des élus, une magie divinatoire venue des étoiles, une noblesse choisie par les cieux, une forme d’harmonie choisie et guidée par les croyances des habitants. Puis, progressivement, des tensions apparaissent dans cet univers en apparence paisible, enchanté. Des tensions, des conflits, des camps, des ravages, et l’univers gagne en densité.
L’alchimie texte/image fonctionne extrêmement bien. J’ai trouvé que l’environnement graphique donnait véritablement à voir tant la douceur que la noirceur latente de l’atmosphère. En demi-teintes assourdies, en camaïeu d’ombres, de bleus et de violets, parsemées d’éclats plus vifs, les illustrations proposent une lecture de l’univers et des personnages, dévoilent les décors, suggèrent les nuances et offrent le voyage.
Elles induisent également légèrement en erreur, et la révélation finale donne une autre profondeur à cet univers…

Entre péripéties, pauses et rebondissements, l’intrigue se déroule, à la frontières entre événements successifs et épisodes entremêlés.
Fluide et maitrisée, avec un soupçon de poésie et une touche de conte, la plume de Mathieu Guibé donne à percevoir la sensibilité des personnes, accentuée par les portraits et illustrations, tandis que le pinceau de Nicolas Jamonneau vient dévoiler les paysages, jouer avec les allusions et les silences du texte.

J’ai un peu moins accroché avec les personnages.
Ankaa et sa candeur, Gienah et son arrogance. Elle est douceur et rayon de fraîcheur, il est taciturne et boudeur. Ils évoluent côte à côté, unis et tout en nuances, entre enfance qui s’efface trop vite et responsabilités trop lourdes, un duo de contraires dont la complémentarité prend tout son sens au moment de lire les étoiles. Les événements obligent Ankaa à descendre du piédestal où l’a placée sa condition de Cosmographe, tandis que Gienah reste lointain. Bien qu’ils soient attachants à leur manière, mais j’ai eu un peu de mal à accrocher avec eux.
En revanche, j’ai bien aimé le personnage d’Eclipse : mystérieux, détaché, désabusé, épris de liberté et néanmoins altruiste à sa façon. Il se retrouve par hasard mêlé au voyage des jumeaux, au coeur des enjeux du monde dont il ne veut pas vraiment faire partie, les yeux posés sur une autre lecture possible de la vie, une lecture indépendante des étoiles…

Le mot de la fin
Une très belle découverte ! J’ai particulièrement apprécié le monde créé par Mathieu Guibé et l’univers graphique proposé par Nicolas Jamonneau : l’alchimie entre les deux a très bien fonctionné pour m’entrainer dans cet ailleurs. J’ai eu un peu plus de mal à accrocher avec les personnages, mais je retournerais avec plaisir dans l’univers de Cosmographia.

Ă€ bientĂ´t,
Marine

Image d’en-tĂŞte crĂ©Ă©e avec Canva.

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