Chroniques, Littératures de l'imaginaire

📚⎜ La Faille – B. Durand

Bonjour Ă  tous,

Un voyage entre initiation et dĂ©couvertes, apprentissage et enquĂȘte, voici ce que propose ce premier tome des Chroniques d’AlmĂ©rante.
Une lecture mitigĂ©e pour ma part : j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© le voyage et l’univers, sans rĂ©ussir Ă  vraiment m’attacher aux personnages.
Je remercie vivement BĂ©nĂ©dicte Durand de m’avoir proposĂ© de dĂ©couvrir son premier roman !

Titre : La faille
SĂ©rie : Chroniques d’AlmĂ©rante
Plume : Bénédicte Durand
Édition : auto-Ă©dition (clic)
Pinceau : Bénédicte Durand

Résumé

L’elfe ElwĂ«n se prĂ©pare pour le Rituel qui fera d’elle une Mage, le plus haut rang de son ordre de magiciens. Sa place au sein du royaume, au service de son ordre, semble dĂ©jĂ  toute tracĂ©e.
Jusqu’à ce qu’une crĂ©ature inconnue apparaisse au coeur de la capitale, AldhĂ«ra. ImprĂ©gnĂ©e de magie, elle inquiĂšte les elfes. Depuis son arrivĂ©e, des cauchemars commencent Ă  hanter ElwĂ«n. Des visions terribles et meurtriĂšres.
Lorsque la mystĂ©rieuse crĂ©ature s’échappe, la jeune elfe la prend en chasse, dĂ©cidĂ©e Ă  dĂ©couvrir ce qui se cache derriĂšre sa prĂ©sence et la puissante magie qu’elle a senti. Commence pour ElwĂ«n une quĂȘte qui l’entraĂźnera bien au-delĂ  de ce qu’elle connait et imaginait


❝ – Ne veux-tu pas en parler avec un haut reprĂ©sentant de la Guilde ? lui suggĂ©ra l’Érudit . Ils ont sĂ»rement connaissances de cas similaires ?
– Non, trancha ElwĂ«n, il est inconcevable de dĂ©ranger les Gardiens pour des interrogations non fondĂ©es. Entre mes visions et leur courroux, je ne sais ce qui m’effraie le plus
 Et je ne bĂ©nĂ©ficie pas d’une bonne trĂšs bonne rĂ©putation avec l’un d’entre eux.
Arell se leva et s’approcha d’elle, se voulant rassurant. Il avait lu quelque part qu’un contact tactile pouvais apaiser les tensions, mais ElwĂ«n le repoussa. Le visage de la jeune Elfe s’était figĂ©, tandis qu’elle repensait aux images qui affluaient dans son esprit quand elle s’y attendait le moins. Elle lui tourna le dos.
– Tu ne comprends pas Arell. Cela devient de plus en plus rĂ©el. Et de plus en plus long. Au dĂ©but il ne s’agissait que d’un simple cauchemar, puis j’ai commencĂ© Ă  sentir une odeur de brĂ»lĂ© quand je me trouvais dans ma chambre au palais
 Alors que rien ne brĂ»lait ! Le cauchemar s’est intensifiĂ© au point que je redoute de m’endormir. Tout ceci n’est pas normal. Je cauchemarde depuis son arrivĂ©e. ❞

Mon avis

Je le disais en introduction, ce roman a Ă©tĂ© une lecture plutĂŽt mitigĂ©e pour ma part. J’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© le voyage Ă  travers l’univers trĂšs riche crĂ©Ă© par l’autrice, mais j’ai eu du mal Ă  m’attacher aux personnages.

L’univers dĂ©veloppĂ© par l’autrice est trĂšs riche et fouillĂ© ! Il y a une multitude de races et de peuples qui disposent chacun de leurs coutumes et systĂšmes sociĂ©taux, et l’histoire de ce monde est Ă©galement construite et rĂ©flĂ©chie.
J’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© de l’explorer au fil des pages et des dĂ©couvertes ! Les paysages varient, les personnages et peuples se dĂ©voilent peu Ă  peu, chaque pas permet d’en dĂ©couvrir davantage sur ce monde trĂšs complet.
Les explications prennent peut-ĂȘtre parfois un peu (beaucoup) de place dans les dialogues, mais comme elles sont donnĂ©es au fil du voyage et des dĂ©couvertes, cela ne m’a pas particuliĂšrement coupĂ© dans ma lecture.

J’ai cependant eu du mal à m’attacher aux personnages.
Je les ai trouvĂ© plutĂŽt lisses, parfois archĂ©typĂ©s. Ils me sont apparus comme la quintessence de leur peuple ou de leur fonction. Cela donne un bon Ă©quilibre, une diversitĂ© et une bonne dynamique au groupe des protagonistes, mais ils manquaient parfois d’aspĂ©ritĂ©s Ă  mes yeux.

L’intrigue se met progressivement en place et Ă©volue au cause des dĂ©couvertes et autres imprĂ©vus qu’affronte ElwĂ«n (puis ElwĂ«n et ses compagnons de voyage).
Elle est riche en pĂ©ripĂ©tie, dynamique et oblige peu Ă  peu les personnages Ă  rĂ©viser leur jugement et Ă  reconsidĂ©rer leur histoire et leurs haines (je n’en dirai pas plus pour Ă©viter d’en dire trop).

J’ai inĂ©galement apprĂ©ciĂ© la plume. Autant j’ai savourĂ© les descriptions des paysages, autant, je l’ai trouvĂ© trop Ă©laborĂ©e, trop Ă©crite, dans certains dialogues. Elle est travaillĂ©e et globalement fluide, au diapason de l’univers fouillĂ© et « Ă©levĂ© Â», « sublimĂ© Â» (faute de meilleur adjectif) qu’elle dĂ©voile et raconte.

Le mot de la fin

Il s’agit donc d’une lecture en demi-teinte.
J’ai Ă©normĂ©ment apprĂ©ciĂ© l’univers, sa complexitĂ© et sa richesse, mais je suis globalement passĂ©e Ă  cĂŽtĂ© des personnages, ce qui a nuit Ă  ma lecture.
Et j’adore la couverture !

A bientĂŽt,
Marine