Chroniques, Littératures de l'imaginaire

📚⎜Rose Ă©ternelle – O. Duchemin

Aime et sois aimé en retour
La résonance sensible d’un unisson
L’émotion délicate d’un frisson
Se trouver, s’apprivoiser – tisser l’amour

Livre’jour Ă  tous,

J’étais tentée par Rose éternelle depuis quelques temps déjà lorsqu’il a été choisi comme premier roman du club de lecture lancé par Manon de Vibration littéraire (clic) avec Audrey de La tasse ébréchée (clic), Steffi des lectures de Kriemhild (clic) et Stéphanie des Chroniques de Lully (clic) !
Une lecture savoureuse et entraînante qui m’a énormément plu !

Rose Ă©ternelle


Plume : Ophélie Duchemin

Édition : éditions Plume Blanche (site)

Pinceau : Anna Dittmann (site)

Résumé

Depuis une dizaine d’années, le peuple d’Elnead est sans nouvelle de sa famille royale. Profitant de cette absence, les ducs ont accru lleur emprise sur les domaines qu’ils administrent.
Méliane vit au rythme des vagues et des voyages des navires. Esprit libre et assoiffé de liberté, la jeune femme aide son père dans la gestion des deux navires familiaux. Jusqu’à ce qu’un jour, elle le soupçonne de lui dissimuler certaines informations. Fermement décidée à en savoir plus, elle commence à mener l’enquête.
Une enquête qui la mettra au coeur de complots, mystères et rancoeurs. Une enquête qui la mènera aux pieds de la Mérilara, face à la Bête,…

L’air se raréfia brusquement. Ses féroces prunelles grises la dévisagèrent, aux aguets. Une étrange sensation la traversa une seconde en le dévisageant, mais elle disparut aussitôt. Méliane remonta le menton avec défi, puis elle se rendit compte que quelque chose clochait. Des yeux gris ? Étrange. Ces iris étaient presque dérangeants. Ils étaient si… humains. Elle se gifla intérieurement. La peur la faisait divaguer. Pourtant, alors que la Bête ne bougeait pas, se contentant de l’observer d’un air attentif, elle ne put s’empêcher de la contempler à son tour, fascinée malgré sa peur. À présent qu’elle pouvait le voir de près, cet être lui semblait de plus en plus mystérieux. Elle avait bien entendu les rumeurs concernant une créature monstrueuse qui tuait avec sauvagerie aux alentours du château. Pourtant, elle n’y avait jamais cru avant cette nuit. Comment une telle bête pouvait même exister ? Et maintenant qu’elle était si près qu’en quelques pas elle aurait pu le toucher, elle songea qu’il n’avait rien de monstrueux. On la traiterait probablement de folle, mais elle le trouvait presque… beau.

Mon avis

Une lecture savoureuse, tendre, bien rythmé que j’ai adoré au point de la dévorer en une journée ! Peu amatrice de romance, j’avais un léger doute en commençant ma lecture, mais l’univers, les personnages et la plume d’Ophélie m’ont conquise en quelques pages !

Ophélie a construit un univers riche, complexe, complet, développé et très intéressant ! J’ai énormément apprécié de le découvrir davantage au fil des pages et de l’intrigue !
S’il peut paraître simple au début, cet univers se densifie rapidement à l’aide d’une histoire, de mythes et de croyances qui lui sont propres ! Les éléments merveilleux sont présents et nuancés, entremêlant douceur, noirceur, nature, mythes, ténèbres et magie avec adresse et un soupçon de féérie !

Les personnages du roman sont extrĂŞmement attachants !
J’ai adoré suivre Méliane et Adrian ! Leur relation se tisse progressivement, subtile, fragile, faite de doutes, peurs, secrets et confiance. Telle une rose, elle pique et s’épanouit, envoûte et éblouit, fragile. Leur joutes verbales sont savoureuses et donnent une sincérité complexe à leur complicité naissante. Méliane est une jeune femme forte, droite et passionnée. Sous un masque de distance, elle est une flamme vive qui rayonne pour ses proches et s’affranchit des limites qu’on tente de lui imposer. Adrian se dévoile doucement, laissant apparaître l’homme derrière la bête, les souffrances atroces que dissimule sa carapace de sauvagerie et de vide.
J’ai également été touchée par les personnages secondaires ! Kevrin et sa loyauté sans faille, la douceur et l’enthousiasme de Lise, la tendresse de Maddie, la maladresse blessée de Liam, l’amour débordant de Nickolas. Les relations entre cette multitude de personnages sont complexes et bien construites. Chaque personnage secondaire a une personnalité fouillée et une histoire qui lui ai propre, ce qui participe de la densité de l’univers et de la richesse du roman.
Chercher leur alter ego dans le dessin animé était particulièrement stimulant et surprenant…

Tout en conservant certains jalons de la Belle et la Bête, Ophélie s’approprie aussi bien le conte que les personnages, et leur offre une nouvelle dimension, plus riche, plus complexe, plus nuancée. Sa Belle et sa Bête ont un passé, des failles, des forces, des souffrances et un entourage qui donne une densité à l’intrigue et aux personnages.

La plume d’Ophélie est douce et fluide. La sensibilité des personnages affleure des pages et débordent des mots, des touches de poésie subliment l’atmosphère et l’intrigue, une musicalité délicate emporte les émotions. L’histoire s’écoule de chapitre en chapitre, à travers les regards et les coeurs des personnages…

Le mot de la fin

Une lecture enchanteresse ! J’ai été conquise dès les premières pages du roman ! J’ai d’ailleurs tant regretter de me séparer des personnages à la fin de ma lecture que je l’ai immédiatement relu !

Découvrir ce roman en lecture commune est également une très belle expérience ! Nous avons échangé autour de nos lectures lors d’un live sur Youtube auquel Ophélie a participé : une très belle soirée ! (voir le replay)

Merci beaucoup Audrey, Manon, Ophélie, Stéphanie et Stéphanie pour ce moment !

Est-ce que vous appréciez les réécritures de contes ?

Ă€ bientĂ´t,
Marine